PARIS: Ville à cheval

Si les rues de Paris ne voient plus guère passer...

Si les rues de Paris ne voient plus guère passer que les chevaux de la Garde Républicaine ou ceux des calèches de promenade près de la tour Eiffel, ce noble animal fait toujours partie intégrante de la vie de la capitale. Centres équestres, magasins spécialisés, hippodromes, musées dédiés ou même manèges de chevaux de bois en sont la preuve tangible.

Pratiquer l’équitation à Paris

Plusieurs manèges, installés aux portes de la capitale, proposent des cours d’équitation dispensés par des enseignants diplômés. La Société d’Équitation de Paris s’étend sur deux hectares, au coeur du bois de Boulogne, dans un site classé datant du Second Empire. Trois anèges permettent aux cavaliers débutants ou confirmés, mais aussi aux enfants, de goûter aux joies de l’équitation, avec des chevaux et des poneys. Dans le même secteur, l’Étrier de Paris propose deux manèges et une carrière et regroupe un poney-club shetland et double-poney, ainsi que deux écoles d’équitation chevaux, du débutant à la compétition. Dans le Jardin d’acclimatation, le Poney-club
du Jardin accueille les jeunes cavaliers et les adultes en initiation et en perfectionnement et dispose d’un vaste espace permettant de pratiquer la voltige et le saut d’obstacles.

À l’est de la capitale, Bayard UCPA Équitation dispose de trois manèges et de quatre carrières, dont une hors du centre, ce qui permet à la cavalerie de se familiariser avec les sorties en extérieur, ainsi que d’un poney-club.

Un parcours de cross homologué est également à la disposition des cavaliers, pour séance d’initiation. Au nord de Paris, le Centre équestre de la Villette, installé à proximité de la Cité des Sciences, possède une écurie de 70 poneys et chevaux pour s’initier ou se perfectionner. Au sud, le poney-club de l’île Saint Germain est installé
dans un bel entrepôt du XIXe siècle, entièrement rénové, et dispose également d’une carrière à l’extérieur.


Du bridon à la bombe : les boutiques spécialisées

Pour équiper de pied en cap le cavalier et sa monture, les magasins dédiés à ce noble sport proposent selles, étriers, étrivières, tapis, brides et bridons, mais aussi culottes d’équitation, bombes, bottes, boots et autres accessoires. Près de l’Arc de triomphe, Padd Étoile dispose de 150 m2 intégralement consacrés au sport équestre,
de l’élégance du cavalier au bien-être du cheval. Dans le même quartier, Guibert Paris offre sur deux étages une immersion dans l’univers équestre, avec selles, enrênements, vêtements techniques, sport chic, mais aussi bijoux et maroquinerie. Faubourg Saint Honoré, la mythique maison Hermès dispose d’un atelier de sellerie sur mesure
où sont réalisées à la main des selles d’exception.

Librairie spécialisée, Cavalivres explore tout le monde du cheval avec des guides pratiques, des fictions, des ouvrages de photos, mais aussi des CD et DVD, jeux et peluches. La librairie comprend également un rayon « introuvables », entièrement dédié aux livres anciens sur l’équitation. Kineton, près du pont Mirabeau, propose
tenues et accessoires pour le cavalier et sa monture, mais également un département de bottes sur mesure.

Découvrir Paris au rythme des sabots

Confortablement installé dans une belle calèche rappelant l’époque où les chevaux vapeur n’étaient que vision futuriste, on peut découvrir certains quartiers parisiens au rythme lent du cheval. Paris Calèches propose ainsi quatre trajets au départ de la tour Eiffel, de trente minutes à deux heures. Le plus court fait une boucle jusqu’à
l’École Militaire, le plus long va jusqu’à Notre-Dame de Paris, en passant par les Invalides, le pont Alexandre III, la place Vendôme, la place de la Concorde et la pyramide du Louvre.

La calèche, un modèle vis-à-vis avec capote, peut transporter jusqu’à quatre adultes. Sur demande, des prises en charge personnalisées peuvent êt re programmées avec un départ autre qu’à la tour Eiffel. Pour l’anecdote, les chevaux effectuent un roulement et ne travaillent que deux jours par semaine, pour ne pas les blaser, et sont sélectionnés pour la beauté de leur robe et de leur allure. Les Attelages d’Île de France proposent des promenades d’une vingtaine de minutes, également au départ de la tour Eiffel, ainsi que des circuits sur demande pour des groupes de 4 à 20 personnes, pour des balades personnalisées dans la capitale.

Culture équestre, musées et spectacle

Les sous-sols restaurés du château de Maisons, autrefois cuisines du domaine, abritent aujourd’hui le musée du Cheval de Course. Près de 300 objets, documents et photos relatent l’histoire du cheval, du haras à l’hippodrome.
Les collections renferment, entre autres, des oeuvres de peintres et de sculpteurs tels que Alfred de Dreux, Georges Malissard, Franck Elim, Le Nail ou Jean Clargett. Du XVIIe siècle à nos jours, le musée retrace l’histoire de la plus noble conquête de l’homme, mais aussi celle des premières écuries installées au château sous le règne de Louis XIV et, à la fin du XVIIIe siècle, le début des courses hippiques, une mode lancée par le comte d’Artois, qui venait de racheter le château.

Les Grandes Écuries du château de Chantilly ont été construites au XVIIIe siècle, par l’architecte Jean Aubert, à la demande de Louis-Henri de Bourbon, Prince de Condé et abritent aujourd’hui le musée Vivant du Cheval, dont les salles sont actuellement fermées, puisqu’en totale rénovation jusqu’en 2014. Mais la partie centrale de la cour des Remises du musée offre de superbes spectacles équestres, d’avril à octobre, avec au programme cette année « Un
prince russe à Chantilly », en souvenir de la venue en 1782 du futur tsar Paul 1er, fils de la Grande Catherine.

Dans le manège de la Grande Écurie du château de Versailles, l’Académie du Spectacle Équestre dirigée par Bartabas, scénographe passionné de chevaux, est un corps de ballet unique au monde, puisque composé de chevaux et d’écuyers et écuyères. Son originalité réside dans le fait d’associer le travail de dressage de Haute
École à des disciplines comme l’escrime, la danse, le chant ou le Kyudo. Les écuyers acquièrent ainsi une véritable sensibilité artistique qui leur permet de développer leur propre répertoire, dans des créations originales, comme le spectacle « La Voie de l’Écuyer » programmé cette année. Le week-end, les matinales permettent d’assister aux séances de travail qui sont ouvertes au public, presque tout au long de l’année.

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